Gestion communale de l’eau à Ambato-Boeny

  • Partenaires au Nord : ministère des Affaires étrangères et du Développement international (MAEDI), Région Grand Est, AERM (Agence de l'Eau du bassin Rhin-Meuse)
  • Partenaires à Madagascar : Commune Urbaine d’Ambato-Boeny (CUABA), services déconcentrés de l’Etat

Cette action, menée dans le cadre du programme multisectoriel d’appui à la CUAB établi en 2008, vise à :
•    Améliorer durablement l’accès à l’eau potable en insistant sur la qualité des équipements, la gestion des points d’eau et la préservation de la qualité de la ressource.
•    Accompagner l’équipe municipale dans la mise en place d’un système communal de gestion de l’eau et la sensibilisation des populations à l’adoption des bonnes pratiques en la matière.
•    Créer, dynamiser et former des comités locaux de gestion des points d’eau et développer ainsi une logique de responsabilité indispensable pour la durabilité de l’accès à l’eau.

Cette action a rapidement pris de l’ampleur et, après avoir réalisé un grand nombre d’infrastructures, l’accent est mis depuis 3 ans sur les modalités de gestion du service et en particulier sa coordination par la commune sous forme de partenariat public-privé.
A ce jour, la CUAB dispose de pas moins de 27 infrastructures réalisées/réhabilitées dans le cadre de l’action (19 puits, 5 bornes fontaines ou BF et 3 blocs sanitaires) bénéficiant à 10 000 personnes. Chaque point d’eau mis en place dans les quartiers enclavés est géré par un comité de gestion des points d’eau (CPE). Les BF et blocs sanitaires du centre ville sont gérés pas des associations.
Des conventions de délégation de service ont été signées entre la commune et les CPE d’une part et les associations gérantes d’autre part. L’ensemble de ces se sont rassemblés dans une fédération afin de constituer un interlocuteur unique auprès de la commune et des divers partenaires, mais également pouvoir disposer d’un système d’entraide.
Afin de viabiliser le système de gestion mis en place, le prix de l’eau a été fixé en tenant compte à la fois du consentement à payer des usagers et des besoins financiers nécessaires au fonctionnement et à l’entretien des infrastructures.